Découvrez les lauréats du concours de Théâtre 2026

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La finale nationale 2026 du concours de théâtre des Crous a eu lieu les 4 et 5 juin 2026 sur des scènes de Nancy (Théâtre de Mon Désir) et de Tomblaine (Théâtre de la Source). Parmi la soixantaine de candidatures déposées dans toute la France, voici les prix qui ont été attribués par le jury national.

1er prix (2.000 €) : De l’or rouge dans les yeux par La grande soupière (Crous de Bordeaux-Aquitaine).

Mise en scène : Aurore Coville

« La tomate est un des aliments le plus consommé dans le monde. En Asie, en Afrique, en Europe, en Amérique, d’Est en Ouest, on la consomme sous toutes ses formes : fraîche, en conserve, en concentré, en sauce, en grappes, cerise ou cœur de bœuf. Eté comme hiver, elle se retrouve dans notre assiette. Mais que cache t-elle ?

À partir de l’étude de la tomate industrielle, le spectacle suit le parcours d’une tomate dont le rêve est simple : partir, voyager, découvrir le monde. Le spectacle prend appui le trajet commercial de la tomate pour illustrer les parcours migratoires humains.

Qu’est-ce qui poussent les différentes populations à partir et quelles conséquences cela entraîne ?

Une tomate ambitieuse qui rêve d’ailleurs découvre au fil de ses pérégrinations que l’ailleurs n’est pas toujours meilleur. A travers des rencontres : une vieille tomate provençale fumeuse de cigares, un travailleur burkinabé exilé en Italie, une tomate hors-sol de Bretagne, …

En plein dans l’actualité quand l’eau devient un défi, que les accords Mercosur menacent les agriculteurs, quand les politiques agricoles sont de plus en plus discriminantes pour la production locale, quand l’alimentation est attaquée de toutes parts par la surproduction et l’exploitation massive; le projet s’inscrit dans des enjeux environnementaux locaux mais aussi dans une perspective de sensibilisation au vivant, tant humains que végétaux comme tout part de la nature. »

2ème prix (1.000 €) : Le Bal d’Hier, par le Théâtre Universitaire de Dijon (Crous de Bourgogne Franche-Comté).

Mise en scène : Victor Soudan

« Un bateau qui coule et un récit sabordé.

Notre pièce navigue sur des vagues de ; fête et catastrophe, humour et mélancolie, réalisme et onirisme. Là, le théâtre devient un espace où l’impossible est accepté, et où l’échec du voyage n’est pas une défaite, mais une condition humaine.
Viens public, observe la transformation d’un moment festif en errance collective. (…)

Le Bal d’Hier conjugue des images, une parole et des ouvertures sur le réel. Cette fête est notre prétexte. Il s’agît maintenant d’y vivre et d’y jouer, de prêter sa sincérité ou “son faux”. Le but n’est pas de raconter une histoire linéaire ou illustrative, au contraire. Les éléments narratifs : la lune tombée, le bateau bricolé, le voyage vers l’ouest. Des tentatives répétées pour fabriquer du sens avec trois bouts de ce que l’on peut.

Un tapis, la toile solide d’un trampoline sur lequel on va forte ment s’inviter et s’autoriser à rebondir. L’ouest n’existe pas, ça, on s’accorde à le dire. Pourtant, on continue d’avancer. Pas par espoir, mais par acceptation fatalistique de l’absurdité de vie. »

• 3ème prix (500 €) : Dans mon ventre par les Crocheteuses de minuit (Crous de Montpellier-Occitanie).

Mise en scène : Maëlys Gauteul, Ash Jonnet

« Intemporelle, universelle, nécessaire, une question plane : Que faire face aux violences sexistes et sexuelles et à la montée du fascisme ?

Ici, on appelle les crocheteuses de minuit, ce groupe féministe radical et misandre qui assassine des hommes criminels à coup d’aiguilles et de crochets. Elles vivent dans un univers de peinture et de laine, un QG dissimulé derrière une vitrine de magasin de laine où se file et se trame leur prochaine action.

Ici, trois femmes se rassemblent par leurs vécus et leurs ressentis qu’elles nous partagent au sein d’un lieu des plus secrets. On y dissèque les entrailles des émotions, on y enrage le foie, on y défait les nœuds persistants empêchant la bonne digestion des frustrations.

Ici, nous allons à la rencontre de trois militantes, sorcières, hystériques, amies, victimes, artisanes, pétasses, tueuses vengeresses.

Ici, l’intime est résolument politique, et le féminisme absolument intersectionnel. »

• 4ème prix (250 €) : Le Petit Prince par le collectif B612 – Dessine-moi un mouton (Crous de Lyon).

Mise en scène : Svetlana Dvoretzki

« Le Petit Prince, présenté par l’Art-Scène et le collectif B612 est une réécriture en pièce de théâtre dansée du conte éponyme d’Antoine de Saint-Exupéry. (…) Un conte nous donnant à voir, avec un regard d’enfant, les vices de notre propre société et surtout de la logique des grandes personnes, comme les appelle Saint-Exupéry.

Le projet de cette pièce est né d’une volonté de ramener du merveilleux et de la contemplation sur scène. L’histoire et la mise en scène de ce conte nous ont permis de ramener de la légèreté, mais aussi d’ouvrir les portes d’un théâtre plus accessible, notamment pour les plus jeunes.

Pour atteindre cet aspect merveilleux, nous avons fait un long travail de recherche en scénographie et en costumes. Dans une volonté de faire vivre nos envies, tout en limitant notre budget et notre empreinte écologique, nous avons choisi de créer nos costumes à la main, avec des tissus de récupération, et d’acheter les pièces manquantes de seconde main. »

Le jury 2026

  • Ouael Ben Habhab : Chargé de mission « Culture, Initiatives étudiantes et Transition écologique » à la sous-direction de réussite et de la vie étudiante – Ministère Enseignement Supérieur et de la Recherche.
  • Flora Calipari : Vice-Présidente étudiante élue au CA du Crous Lorraine.
  • Jean Daudré-Vignier et Copélia Domingo : Représentants du Crous Lorraine
  • Nathan Garraud : Représentant du réseau Radio Campus France.
  • Baptiste Girard : Directeur artistique de l’espace Bernard-Marie Koltès / Université de Lorraine.
  • Joanna Lutton : Chargée de projet au service culturel du Crous Strasbourg.
  • Eulalie Uguen : Metteuse en scène de la troupe lauréate 2025 pour la pièce Désobéir ou L’Education européenne